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[Événement] Indie Seine #4: Rivière Salée + THRDMNK, Antoine Malye, Svetlana

Indie Seine revient à Paris pour une 4ème édition! Pour nos lecteurs qui l’ignorent, Indie Seine est une soirée organisée par les Trois Doigts de la Main sur le modèle d’un mini-festival, et proposant de faire découvrir en avant-première des artistes montants de la scène indie ou underground, ou plus simplement, des artistes pas encore trop connus mais vraiment très bons! On donne donc RDV à tous les amateurs de musique le Vendredi 24 mars, à La Dame de Canton, dans le 13ème arrondissement. Svetlana ouvrira le show avec un son Folk Rock renversant, Antoine Malye envoutera le navire avec un set chill pop et les artistes du label Distile Records Rivière Salée et THRDMNK achèveront de faire chavirer le bateau dans une euphorie électro. La soirée se conclura par un DJ set électro / deep house.

Si vous hésitez, sachez qu’Indie Seine Vol.3, ça ressemblait à ça:

Les préventes à 10€ sont disponibles ici. Si vous êtes adhérents Fnac, sachez que vous bénéficiez d’un tarif préférentiel à 8€ en achetant ici. Payer son entrée directement à La Dame de Canton le jour J est évidemment possible, mais revient à 14€. Des infos diverses seront partagées sur l’événement Facebook alors n’hésitez pas à vous y inscrire:

 

Petit détour sur le Line-up du 24/03
Svetlana
Un groupe d’amis qui vous veut du bien, SVETLANA propose des compositions originales d’inspirations Folk, Rock, Blues, avec des textes décalés en anglais et en espagnol et une énergie débordante pour des lives qui font rapidement grimper le mercure.

Antoine Malye
Ce jeune parisien s’est rapidement fait remarqué sur YouTube avec ses titres house posés et mélodieux. Il se fait même remixer par les Lost Frequencies et fort de ce succès, il sort fin 2016 un 1er album très chill empruntant à l’électro, à la pop et au hip hop. Un set planant mais rythmé en perspective.

Rivière Salée + THRDMNK
Les deux artistes emblématiques du label parisien Distile Records proposent un set live en jumelant leurs compositions pour faire danser la foule sans discontinuer. Le « Boulevard Bineau » de THRDMNK (lisez The Red Monkey) se mélange aux productions de Rivière Salée (side-project de l’un des fondateurs d’Islandisiac) et la fièvre électro s’abat fatalement sur un public qui en redemande.

DJ Set
Une sélection de DJ parisiens viendra conclure la soirée pour continuer de faire la fête après les 3 concerts !

Vous avez RDV avec la Seine le 24 mars 🙂

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[Interview] Grand Cru Paris – Label House avec style

Avant leur prochaine soirée au Batofar le 3 Janvier 2017, nous sommes allés à la rencontre de Grand Cru Paris – un concept 100% français qui commence à faire ses marques dans la nuit parisienne.

 

Bonsoir à tous les deux, alors tout d’abord qu’est-ce que Grand Cru Paris ?

Clément :

Alors Grand Cru Paris c’est un projet qui mélange une marque de vêtements, un label de musique et par la logique des choses, des organisations d’events.

  

Ce projet a commencé quand et pourquoi ?

Clément :

Au début quand j’ai commencé Grand Cru Paris, c’était plutôt pour rigoler. J’avais, et on a toujours, un compte Youtube mais je ne le prenais pas trop au sérieux.

Ensuite, j’ai commencé une école et j’ai rencontré Benoit. On s’est retrouvé dans la même association et on avait cette même fascination pour la musique. Je lui ai alors expliqué que j’avais commencé un truc/un concept – Grand Cru. Ça lui a plu et on s’est mis à deux sur le projet.

Le fait d’être deux sur le projet a tout de suite donné un aspect plus « pro » à l’idée de Grand Cru Paris. C’est pour cela qu’on a alors lancé, au mois de janvier 2016, la page Soundcloud, sur laquelle on uploade des mixes tous les mois : « Month Mix »

Mais le réel « commencement » de Grand Cru Paris, on peut plus le dater au mois de mars.

 

Pourquoi ce décalage entre votre rencontre et le « lancement officiel » de Grand Cru Paris ?

Benoit :

On avait encore à éclaircir où on voulait aller avec le concept. On poursuivait les mixes sur Soundcloud mais toujours en réfléchissant à ce que serait la prochaine étape. Je pense que le réel tournant a été quand Clément m’a parlé de l’idée de faire une marque de vêtement Grand Cru Paris. Je n’étais pas contre mais je ne voyais pas trop comment le mettre en place. Niveau musique j’étais à fond, mais pour l’aider sur les fringues…

 

Clément :

En fait ma mère est couturière donc j’ai toujours eu un certain intérêt pour les vêtements. Mais ce n’est que depuis le début de l’année (2016) que je me suis vraiment passionné pour la mode masculine. J’ai pitché cette idée à Ben qui m’a dit « pourquoi pas », et c’est alors que je me suis mis au travail.

 

Benoit :

En l’espace d’un mois il est revenu vers moi et il m’a dit « c’est bon, la collection est prête ».

Quand j’ai entendu ça j’étais tellement surpris et content de sa rapidité à mettre le truc en place, qu’à ce moment-là on s’est dit : c’est officiel – on a du contenu, on a un concept, c’est parti.

 

Donc maintenant vous vous répartissez chacun les rôles ?

Clément :

Non non bien sûr que non. On travaille en constante collaboration. Pour les mixes par exemple, on fait la sélection ensemble. Mais, si je suis occupé sur les vêtements ou l’organisation d’un event, je fais 100% confiance à Ben pour faire le mix. Comme en live où on essaye toujours de mixer ensemble.

 

D’ailleurs, pourquoi ce nom : Grand Cru Paris ?

Clément :

C’est une longue histoire ! Mais pour faire court, ça a commencé avec un de nos amis avec qui je passais beaucoup de temps à écouter de la musique. À force d’en écouter, on finit par en préférer certains à d’autres, et à filtrer les meilleurs. Donc quand on entendait une chanson qu’on adorait, on l’appelait un Grand Cru. Il y avait un peu l’idée de partage, comme lorsque l’on invite un ami chez soi et que l’on veut lui servir un bon vin, nous on faisait pareil entre nous en se servant des bonnes tracks. Et comme le vin c’est très français, et qu’à Paris il n’y a pas de Grand Cru, je suis parti sur « Grand Cru Paris ».

 

De plus en plus de collectifs commencent à se former – notamment en France – les percevez-vous comme des concurrents ? Quelle relation avez-vous avec eux ?

Benoit :

Non ce n’est pas de la concurrence au contraire. On a tous la même démarche et la même envie de vouloir partager des bons sons. Ce sont plutôt des amis potentiels. Tout ce que l’on souhaite c’est de s’entourer de personnes qui ont les mêmes délires et la même passion que nous. Ensuite chaque collectif se différencie par un style particulier. Nous on a la particularité d’offrir des vêtements aussi. L’alliance musique et fringues est essentiel pour nous et elle se retrouve lors de chacun de nos events.

 

Clément :

C’est un peu notre premier « filtre » si on doit parler d’une différence Grand Cru Paris par rapport aux autres collectifs. Ça nous permet d’avoir un concept un peu décalé. L’idée étant d’offrir une sélection musicale, une identité musicale, et ajouter à cela une empreinte vestimentaire qui s’inspire de marques qui recherche une certaine qualité à l’image de Kitsuné, Veja, ou Bleu de Paname.

 

Vous êtes combien dans le projet Grand Cru Paris ?

Clément :

Actuellement on est 8. La plupart d’entre eux viennent de notre école, on les a rencontrés sur place justement. Ce sont des amis avant tout. On a simplement répliqué ma rencontre avec Ben un peu. Nous avions un groupe d’amis, certains d’entre eux avaient les mêmes objectifs que nous, et peu à peu un groupe Grand Cru Paris s’est formé.

Ça passe d’abord par l’affect que nous avons pour une personne. On lui propose alors s’il serait intéressé. Donc maintenant on est 8, et on a chacun un rôle plus ou moins précis. On préfère ne pas se figer niveau position et toujours agir en groupe, brainstormer. On peut toujours avoir une bonne idée même si ce n’est pas notre secteur de « spécialisation ». Ça aide d’avoir un avis extérieur.

 

Grand Cru Paris @ FENÖMEN X GCP event (17/09/2016)

 

Quel est votre style de musique ?

Benoit :

Notre identité Grand Cru est plus axée vers la House, le Lounge, et le Chill. On cherche toujours à délivrer des exclusivités ou des chansons inconnues du grand public. Quelle que soit la saison, l’année, c’est la sensation que nous procure la track qui nous importe le plus.

 

Clément :

Oui l’essentiel est de maintenir une identité de digger de qualité à travers nos mixes.

 

Justement, en parlant de vos mixes, vous choisissez de mettre les noms de morceaux en-dessous de vos mixes (alors que d’autres artistes ne le font pas), pourquoi ce choix ?

Clément :

C’est un peu notre façon de remercier les artistes pour leurs morceaux. C’est en quelque sorte une dédicace. En plus, faut pas croire mais on ne trouve pas nos morceaux en deux secondes ! C’est tout un travail ! Alors mettre les titres permet à ceux qui sont comme nous de moins galérer pour les trouver (rires).

 

Et vis-à-vis des guests mixes, quel est le brief que vous leur donnez ?

Clément :

Carte blanche tout simplement. Si on fait appel à ces artistes c’est parce que l’on connaît leur univers musical, et que l’on sait que leur univers, même s’il est différent de celui de GCP, il reste un sur la philosophie de la qualité et de la recherche. Pour donner un exemple, Rosace a apporté une touche plus minimale de la house lors de son guest mix.

 

Y-a-t-il une différence entre vos sets et ce que vous écoutez chez vous ?

Benoit :

À la maison, personnellement, la sélection est plus large que Grand Cru. J’écoute tout, dont la musique style Grand Cru. Ce qu’il faut comprendre c’est que le style Grand Cru est une partie intégrante des genres musicaux mais pas tous les genres sont dans le style Grand Cru. Si ça fait sens (rires)

 

Vos artistes de référence ? Qui vous inspirent ?

Clément :

Oulala la question est rude ! Bon je vais essayer d’y répondre… Si je me trompe tu me corriges Ben (rires) !

Il y a Detroit Swindles, ce sont des artistes de Heist Recordings. La musique de D.KO records, aussi, ils sont 5, 6 DJs parisiens. En fait on résonne plus en « crew », des univers qui nous inspirent et à partir desquels on essaye de créer le nôtre. De toute façon tout artiste existe grace à une multitude de personnes qui travaillent avec lui – ses amis, son DA, son manager… On a aussi un faible pour l’ami Kaytranada qui n’est pas vraiment du style de GCP mais qui nous régale à chaque fois.

 

Quel morceau est dans tous vos sets/toutes vos playlists?

Benoit :

Cajùn, de Hotel Particulier – et ne me dis pas le contraire Clem tu la joues dans tous tes sets (rires)

 

Vous produisez ?

Clément :

Un peu de mon coté, mais on n’est pas des artistes à proprement parler. On préfère être vu comme des promoteurs de bonnes musiques. On est plus dans l’optique d’être des agents/managers, d’accompagner des jeunes artistes qu’on adore pour leur donner de la visibilité et les aider à percer dans ce qu’ils aiment.

 

Qu’est-ce qu’un bon artiste pour vous ?

 Benoit :

Quelqu’un qui a des bases de musicien, et qui sait jouer d’un instrument – de préférence qui sait toucher à tout. C’est aussi quelqu’un qui ne se ferme aucune porte. Par exemple, au lieu de se refermer dans un genre, il s’inspire de tout en prenant ce qu’il aime pour en faire quelque chose de mieux.

 

Votre rêve serait de jouer avant quel artiste, et après quel artiste ?

Clément :

(rires) Encore une question impossible ! Bon tout d’abord on met Grand Cru Warm Up, toujours ! Je vais donner ma top line-up puis Ben donnera la sienne parce que je pense qu’on va différer sur ce point (rires)

  • Junktion
  • Motor City Drum Ensemble
  • Ptaki

Benoit :

  • Motor City Drum Ensemble – C’est l’objectif de ma vie ! Si j’arrive à mixer à ses côtés c’est bon je peux prendre ma retraite ! (rires)
  • Earl Jeffer
  • Kaytranada – Je ne me marierai pas tant que je n’aurais pas eu assez d’argent pour l’avoir à mon mariage et mixer avec lui ! (rires)

 

L3D2LM, Duma, & Cédé de Grand Cru Paris @ Indie Seine (8/7/2016)

 

Vous avez déjà joué au Nübà, à Marseille, à La Dame de Canton… quelles sont vos prochaines dates ?

Clément :

Là on se prépare pour le prochain : le Batofar (le 3 janvier), puis on enchaine avec L’I.Boat à Bordeaux (11 janvier), et un deuxième Batofar le 23 Février, à coté de ça on est en train de travailler sur un projet pour le label qui nous prend pas mal de temps, du coup les prochaines dates seront en fonction de l’avancement de ce projet !

 

Un très grand merci à Grand Cru Paris de nous avoir accordé cette interview; quant à vous lecteurs et lectrices, prenez note de leurs prochaines dates!

Participez à leur prochain événement au Batofar – 3 janvier 2017 :

https://www.facebook.com/events/1711524345829644/

 

Suivez Grand Cru Paris :

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[Interview] A la rencontre de BRANN: le son électro venu de Bretagne

Brann est un DJ et producteur de musique électronique Français, et plus précisément Breton. Si son nom ne vous évoque rien de particulier, écoutez donc le titre ci-dessous et vous verrez tout de suite de qui il s’agit. En effet, son titre JOA a connu un succès énorme, et bien mérité, dès sa diffusion sur Soundcloud l’an dernier, jusqu’à sa parution officielle sur le label Capitol Music au mois de février dernier. Les statistiques de JOA ont de quoi faire loucher plus d’un DJ: plus de 650 000 vues sur Youtube en quelques mois, classé 10 semaines consécutives dans le Top50 Shazam France et rapidement diffusé par plusieurs stations radios… Devant ce succès, et l’efficacité redoutable des mixtapes deep house de BRANN sur sa page Soundcloud, on a cherché à en savoir un peu plus sur lui, et il nous gentiment accordé une interview.

 

1/ Quand et comment as tu démarré dans la musique?
J’ai commencé la musique très jeune par le piano.
Durant mon adolescence je suis allé fouiller dans des classiques funk, soul et disco. J’ai écouté et j’écoute toujours pas mal de pop.
J’ai commencé à sortir en club aussi, et j’étais plus souvent devant la cabine à savoir quel titre jouait le DJ qu’à faire la fête.
J’ai donc eu très rapidement une vraie passion pour la musique et j’ai voulu en faire mon métier.
2/ On en sait assez peu sur toi. On sait d’où tu viens, la Bretagne, et on sait déjà que tu iras sans doute très loin. Est ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours pour devenir le DJ / Producteur pro que tu es aujourd’hui? de tes influences passées ou actuelles?
En effet je viens de Bretagne. C’est important pour moi car mon pseudo et mon titre Joa viennent de la langue bretonne. Habitant Paris, j’y retourne dès que je peux!
J’ai commencé par le DJ-ing avant d’être producteur. Dès que j’ai pu m’acheter des platines, je passais des heures à mixer dans ma chambre. Je suis venu plus tard à la prod. J’ai commencé par faire des tracks plutôt house, voire disco-house. Puis d’autres plus commerciaux.
Il était temps que je revienne à un style qui m’a fait aimé la musique et qui m’inspire plus avec ce pseudo.
J’écoute et j’adore tout ce que fait le label Monaberry avec des artistes comme Andhim ou Superflu. C’est toujours très lyrique et çà groove. J’aime beaucoup aussi ce que font les français Petit Biscuit et Worakls. En DJ-ing, Luciano ou Nic Fanciulli sont pour moi de vraies références.
3/ Sur soundcloud, tu postes régulièrement des mixtapes deep house, les fameuses “branntapes”. Quelle est l’importance d’un réseau comme soundcloud pour toi? pour ceux qui produisent de la musique en général?
Soundcloud est un formidable outil. Tu finis un son et tu peux le poster directement. C’est un bon test. Tu crées une fanbase, et ton morceau peut vite buzzer. C’est ce qu’il m’est arrivé avec Joa. Beaucoup de D.A de maison de disque passent par soundcloud pour repérer des artistes. J’ai posté quelques morceaux sur le mien mais peu comparé à tous ceux qui sont finis!  Je mets aussi en ligne tous les mois ma branntape, une sélection des mes morceaux préférés du moment.

4/ Ton titre le plus connu, JOA, est un remix d’un chant traditionnel mélanésien “God Yu Tekem Laef Blong Mi” surtout connu jusqu’ici pour faire partie de la bande originale du film de Terrence Malick “La Ligne Rouge”.

Est ce que ce film, ou ce réalisateur (ou bien les îles du Pacifique?) représente(nt) une influence importante pour toi? Ou bien est ce que ton choix de cette chanson est indépendant du film?

J’adore le réalisateur et les îles du Pacifique en effet. Mais c’est surtout la puissance du chant qui m’a donné envie de faire ce morceau.
C’est en regardant le film il y a quelques années déjà, que je me suis dit pourquoi pas essayer quelque chose avec ces voix. Je m’y suis finalement mis l’année dernière…J’ai plutôt bien fait car c’est mon premier morceau signé et sorti. Juste avant, j’avais remixé le titre de Feder “Goodbye”.

5/ Actuellement, tu travailles avec Capitol Music (Universal), et précédemment, tu as travaillé avec Warner Music. Aujourd’hui pour bénéficier d’une large diffusion, les majors restent encore la meilleure voie?
Avec le Buzz de Joa, beaucoup de maison de disques ont voulu signer le morceau. J’ai choisi Capitol. C’est sur qu’avec une major tu as la promo et le marketing qui sont garantis. Cependant aujourd’hui, tu as plein d’artistes électro qui tournent et marchent sans être signés en major. Beaucoup de labels indé font du très bon job.
6/ Enfin, quels sont tes projets? Un EP ou album prévu avant la fin de l’année? une tournée?
Plein de projets, plein d’EP et plein de dates!!
J’ai plusieurs morceaux de finis, on est en train de décider avec mon équipe lequel succédera à Joa. Parmi eux j’ai un featuring avec Lyse (Chanteuse de Feder sur son hit “Goodbye”) que j’ai mis en ligne il y a quelques jours sur mon soundcloud.
J’ai quelques dates qui arrivent aussi bien sûr. Toutes mes infos sur sur mes pages Facebook : www.facebook.com/brannmusic ou sur soundcloud : https://soundcloud.com/brannmusic

Merci à Brann pour cette interview.
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