Michel Moglia et la Symphonie du Feu

On s’intéresse aujourd’hui à une sorte d’OVNI, un peu curieux… mais très inspirant! Michel Moglia, français, a développé un concept unique au carrefour de la performance technique, musicale, scénique, artisanale, industrielle… pour proposer une expérience de la musique et du spectacle différente de tout ce que l’on peut voir ailleurs. Bref on va parler de quelque chose d’inhabituel, mais d’extraordinaire, et le tout à travers l’objectif d’un jeune studio français et indépendant!

Découvert grâce à la Web-série de reportages “La Symphonie du Feu” (voir teaser ci-dessus et épisode 1 ci-dessous), le personnage de Michel Moglia impressionne par son intégrité, son “entièreté”. Se définissant lui-même comme un “asocial caractériel primaire”, il assume et revendique un mode de pensée, de vie, consacré à la création artistique, l’exploration des sons et des expériences. Le monde, la nature, les objets, les hommes et les femmes qui l’entourent sont autant d’ingrédients indispensables à sa créativité, mais les amis sont pour lui des “anciens combattants” et ses “instruments” ont vocation, après fabrication et utilisation, à être abandonnés sur les lieux de la performance.

Nous faisant rentrer dans l’atelier de l’artiste, la caméra de Manarr (studio français à l’initiative de cette web-série) nous fait rencontrer un homme hors du commun, à l’insatiable curiosité. Alors attention on parle de musique, mais de musique très différente de celle que l’on écoute “normalement”. Avec ses “orgues à feu”, Michel Moglia explore le spectre sonore (allant jusque dans des fréquences inaudibles) et joue de la musique en faisant jaillir des flammes de gigantesques tuyaux en métal. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas commun! En fait cette web-série, c’est l’histoire de quelqu’un d’insatisfait des sons et musiques proposées, qui choisit de quitter le sentiers battus de la musique conventionnelle et fabrique de façon tout à fait aléatoire des instruments. Avec cette rencontre et les différents court-métrages qui y sont dédiés, le studio français poursuit en fait sa démarche de découvrir et faire découvrir l’artisanat dans ce qu’il a de plus authentique, pour replacer au centre des regards la poésie et l’humanité de ces vocations méconnues, dans lesquelles artisanat et art ne font bien souvent plus qu’un. Le pari est largement remporté avec le récit étonnant de “La Symphonie du Feu”.

Vous l’avez compris: pas de chanson à écouter sur Spotify, de clip vidéo décalé à partager sur Facebook ou même simplement de titre d’œuvre dans cet article (Sauf le titre du web-documentaire!). Mais la réflexion proposée par cette web-série sur la musique m’a semblé tellement originale et intéressante que j’ai souhaité la partager avec vous, lecteurs. Cette conception “philosophique” de la création artistique, de l’exploration du monde est non seulement originale et rafraichissante, mais elle est aussi très provocante et ouvre, dévoile même, de nombreuses possibilités. Michel Moglia apparait parfois comme une sorte de “savant fou” aux expériences farfelues (il a essayé de bruler un synthétiseur pour modifier le son en jouant), mais c’est aussi un génie de la créativité pouvant inspirer tous les lecteurs aspirant à créer, pas seulement de la musique mais à peu près quoi que ce soit. Comme M. Moglia le dit si bien dans la vidéo concluant la web-série, et qui conclura aussi cet article: pour explorer, créer, innover il faut “ne pas se laisser bouffer par la peur et avancer avec l’énergie du vivant”.

Voici le premier épisode de la web-série documentaire, les trois autres épisodes sont disponibles sur www.manarr.fr:

Pour plus d’information sur les “chants thermiques” et “sculptures sonores” de Michel Moglia: www.orgue-a-feu.com

 

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