NAIVES / Le volcan Indie Pop de Shoreditch [Album Review]

Et ben le voilà cet album! Depuis plus de 3 ans qu’ils nous font languir, les anglais de Naives ont eu le temps de peaufiner leurs titres et la marchandise est à la hauteur des espérances… 2017 commence à tenir ses promesses!

On vous en parlait déjà dans nos news “One Day One Songici ou , Naives a décidé de mettre de la couleur (beaucoup), du rythme (énormément) et une dose de folie douce toute anglaise dans sa musique. Pour les qualifier, on peut légitiment se cacher derrière le vaste parapluie “Indie Pop”, mais pour plus de détails, il faut évidemment les écouter, voire même les rencontrer, ça tombe bien parce que Les Trois Doigts de la Main ont pu faire les deux…

NAIVES & L3D2LM @ INDIE SEINE (Juillet 2016)

 

Sobrement baptisé NAIVES, comme ses parents au final, l’album qui nous intéresse compte 9 titres, dont 5 avaient déjà été égrenés sur la toile comme singles. Ce fut d’abord W.I.G.O et Jugular Vein en 2014, qui ont planté le décor (une jungle tropicale, pleine d’oiseaux multicolores, de synthés rétro-futuristes et de gros beats bien catchy), les ont fait remarquer très rapidement et ouvert la voie des festivals et scènes européennes, puis les très bons No Way et Horizon ont suivi en 2015 et enfin toujours plus fort sur la lancée, le psychédélique et acidulé Fashion Pineapple achevait en 2016 de nous convaincre qu’il fallait vite se procurer l’album de Naives. A compter de ce vendredi 27 janvier, c’est (enfin) possible!

I can tell you by the tales what is false or true

Derrière le nom du groupe, il y a le goût (l’obsession?) de ses 2 membres pour l’art naïf, et notamment pour le Douanier Rousseau. C’est sans doute de là aussi que vient la pâte multicolore et multiforme avec laquelle ils façonnent leur musique: un son clairement pop, bien empreint d’électro avec son beat, son kick et ses basses bien senties, enrichi par des percussions tribales, des bruitages d’animaux ou d’ambiances (jungle, forêt, plage) et une quantité d’effets sonores qui vous mettent le doute sur la dimension dans laquelle vous vous trouvez. Parmi les nouveautés de cet album: Crystal Clear qui était sorti en single il y a 2 semaines, Hold out, Trampoline (très très cool, à vous faire sauter au plafond) ou Golden Shore. Autant de raisons d’écouter sans plus attendre ce premier opus du duo pop de Shoreditch (quartier est de Londres), sans aucun doute le plus barré qu’on ait vu à date.

Naives était en Live à Paris en Juillet 2016 pour la soirée Indie Seine des Trois Doigts de la Main. Pour vous amis lecteurs, il se pourrait bien que la folie fluo-tropicale de Londres débarque une nouvelle fois de notre coté de la manche… On vous tient au courant!

 

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Look at what the light did now par Flo Morrissey & Matthew E. White

Une chanson du jour calme et tranquille, avec une petite mélodie qui passe bien, voire reste un moment dans la tête, de jolies voix, tout simplement. La jeune britannique Flo Morrissey chante en duo avec l’américain Matthew E. White une reprise des Little Wings: Look at what the light did now. Bonne écoute!

Titre : Look at what the light did now

Artiste : Flo Morrissey & Matthew E. White

Album : Look at what the light did now

Date de sortie: 2017

Si vous n’utilisez pas encore Spotify, la chanson du jour est aussi disponible sur YouTube:

Retrouvez ici l’intégralité de la playlist One Day One Song

[Interview] Grand Cru Paris – Label House avec style

Avant leur prochaine soirée au Batofar le 3 Janvier 2017, nous sommes allés à la rencontre de Grand Cru Paris – un concept 100% français qui commence à faire ses marques dans la nuit parisienne.

 

Bonsoir à tous les deux, alors tout d’abord qu’est-ce que Grand Cru Paris ?

Clément :

Alors Grand Cru Paris c’est un projet qui mélange une marque de vêtements, un label de musique et par la logique des choses, des organisations d’events.

  

Ce projet a commencé quand et pourquoi ?

Clément :

Au début quand j’ai commencé Grand Cru Paris, c’était plutôt pour rigoler. J’avais, et on a toujours, un compte Youtube mais je ne le prenais pas trop au sérieux.

Ensuite, j’ai commencé une école et j’ai rencontré Benoit. On s’est retrouvé dans la même association et on avait cette même fascination pour la musique. Je lui ai alors expliqué que j’avais commencé un truc/un concept – Grand Cru. Ça lui a plu et on s’est mis à deux sur le projet.

Le fait d’être deux sur le projet a tout de suite donné un aspect plus « pro » à l’idée de Grand Cru Paris. C’est pour cela qu’on a alors lancé, au mois de janvier 2016, la page Soundcloud, sur laquelle on uploade des mixes tous les mois : « Month Mix »

Mais le réel « commencement » de Grand Cru Paris, on peut plus le dater au mois de mars.

 

Pourquoi ce décalage entre votre rencontre et le « lancement officiel » de Grand Cru Paris ?

Benoit :

On avait encore à éclaircir où on voulait aller avec le concept. On poursuivait les mixes sur Soundcloud mais toujours en réfléchissant à ce que serait la prochaine étape. Je pense que le réel tournant a été quand Clément m’a parlé de l’idée de faire une marque de vêtement Grand Cru Paris. Je n’étais pas contre mais je ne voyais pas trop comment le mettre en place. Niveau musique j’étais à fond, mais pour l’aider sur les fringues…

 

Clément :

En fait ma mère est couturière donc j’ai toujours eu un certain intérêt pour les vêtements. Mais ce n’est que depuis le début de l’année (2016) que je me suis vraiment passionné pour la mode masculine. J’ai pitché cette idée à Ben qui m’a dit « pourquoi pas », et c’est alors que je me suis mis au travail.

 

Benoit :

En l’espace d’un mois il est revenu vers moi et il m’a dit « c’est bon, la collection est prête ».

Quand j’ai entendu ça j’étais tellement surpris et content de sa rapidité à mettre le truc en place, qu’à ce moment-là on s’est dit : c’est officiel – on a du contenu, on a un concept, c’est parti.

 

Donc maintenant vous vous répartissez chacun les rôles ?

Clément :

Non non bien sûr que non. On travaille en constante collaboration. Pour les mixes par exemple, on fait la sélection ensemble. Mais, si je suis occupé sur les vêtements ou l’organisation d’un event, je fais 100% confiance à Ben pour faire le mix. Comme en live où on essaye toujours de mixer ensemble.

 

D’ailleurs, pourquoi ce nom : Grand Cru Paris ?

Clément :

C’est une longue histoire ! Mais pour faire court, ça a commencé avec un de nos amis avec qui je passais beaucoup de temps à écouter de la musique. À force d’en écouter, on finit par en préférer certains à d’autres, et à filtrer les meilleurs. Donc quand on entendait une chanson qu’on adorait, on l’appelait un Grand Cru. Il y avait un peu l’idée de partage, comme lorsque l’on invite un ami chez soi et que l’on veut lui servir un bon vin, nous on faisait pareil entre nous en se servant des bonnes tracks. Et comme le vin c’est très français, et qu’à Paris il n’y a pas de Grand Cru, je suis parti sur « Grand Cru Paris ».

 

De plus en plus de collectifs commencent à se former – notamment en France – les percevez-vous comme des concurrents ? Quelle relation avez-vous avec eux ?

Benoit :

Non ce n’est pas de la concurrence au contraire. On a tous la même démarche et la même envie de vouloir partager des bons sons. Ce sont plutôt des amis potentiels. Tout ce que l’on souhaite c’est de s’entourer de personnes qui ont les mêmes délires et la même passion que nous. Ensuite chaque collectif se différencie par un style particulier. Nous on a la particularité d’offrir des vêtements aussi. L’alliance musique et fringues est essentiel pour nous et elle se retrouve lors de chacun de nos events.

 

Clément :

C’est un peu notre premier « filtre » si on doit parler d’une différence Grand Cru Paris par rapport aux autres collectifs. Ça nous permet d’avoir un concept un peu décalé. L’idée étant d’offrir une sélection musicale, une identité musicale, et ajouter à cela une empreinte vestimentaire qui s’inspire de marques qui recherche une certaine qualité à l’image de Kitsuné, Veja, ou Bleu de Paname.

 

Vous êtes combien dans le projet Grand Cru Paris ?

Clément :

Actuellement on est 8. La plupart d’entre eux viennent de notre école, on les a rencontrés sur place justement. Ce sont des amis avant tout. On a simplement répliqué ma rencontre avec Ben un peu. Nous avions un groupe d’amis, certains d’entre eux avaient les mêmes objectifs que nous, et peu à peu un groupe Grand Cru Paris s’est formé.

Ça passe d’abord par l’affect que nous avons pour une personne. On lui propose alors s’il serait intéressé. Donc maintenant on est 8, et on a chacun un rôle plus ou moins précis. On préfère ne pas se figer niveau position et toujours agir en groupe, brainstormer. On peut toujours avoir une bonne idée même si ce n’est pas notre secteur de « spécialisation ». Ça aide d’avoir un avis extérieur.

 

Grand Cru Paris @ FENÖMEN X GCP event (17/09/2016)

 

Quel est votre style de musique ?

Benoit :

Notre identité Grand Cru est plus axée vers la House, le Lounge, et le Chill. On cherche toujours à délivrer des exclusivités ou des chansons inconnues du grand public. Quelle que soit la saison, l’année, c’est la sensation que nous procure la track qui nous importe le plus.

 

Clément :

Oui l’essentiel est de maintenir une identité de digger de qualité à travers nos mixes.

 

Justement, en parlant de vos mixes, vous choisissez de mettre les noms de morceaux en-dessous de vos mixes (alors que d’autres artistes ne le font pas), pourquoi ce choix ?

Clément :

C’est un peu notre façon de remercier les artistes pour leurs morceaux. C’est en quelque sorte une dédicace. En plus, faut pas croire mais on ne trouve pas nos morceaux en deux secondes ! C’est tout un travail ! Alors mettre les titres permet à ceux qui sont comme nous de moins galérer pour les trouver (rires).

 

Et vis-à-vis des guests mixes, quel est le brief que vous leur donnez ?

Clément :

Carte blanche tout simplement. Si on fait appel à ces artistes c’est parce que l’on connaît leur univers musical, et que l’on sait que leur univers, même s’il est différent de celui de GCP, il reste un sur la philosophie de la qualité et de la recherche. Pour donner un exemple, Rosace a apporté une touche plus minimale de la house lors de son guest mix.

 

Y-a-t-il une différence entre vos sets et ce que vous écoutez chez vous ?

Benoit :

À la maison, personnellement, la sélection est plus large que Grand Cru. J’écoute tout, dont la musique style Grand Cru. Ce qu’il faut comprendre c’est que le style Grand Cru est une partie intégrante des genres musicaux mais pas tous les genres sont dans le style Grand Cru. Si ça fait sens (rires)

 

Vos artistes de référence ? Qui vous inspirent ?

Clément :

Oulala la question est rude ! Bon je vais essayer d’y répondre… Si je me trompe tu me corriges Ben (rires) !

Il y a Detroit Swindles, ce sont des artistes de Heist Recordings. La musique de D.KO records, aussi, ils sont 5, 6 DJs parisiens. En fait on résonne plus en « crew », des univers qui nous inspirent et à partir desquels on essaye de créer le nôtre. De toute façon tout artiste existe grace à une multitude de personnes qui travaillent avec lui – ses amis, son DA, son manager… On a aussi un faible pour l’ami Kaytranada qui n’est pas vraiment du style de GCP mais qui nous régale à chaque fois.

 

Quel morceau est dans tous vos sets/toutes vos playlists?

Benoit :

Cajùn, de Hotel Particulier – et ne me dis pas le contraire Clem tu la joues dans tous tes sets (rires)

 

Vous produisez ?

Clément :

Un peu de mon coté, mais on n’est pas des artistes à proprement parler. On préfère être vu comme des promoteurs de bonnes musiques. On est plus dans l’optique d’être des agents/managers, d’accompagner des jeunes artistes qu’on adore pour leur donner de la visibilité et les aider à percer dans ce qu’ils aiment.

 

Qu’est-ce qu’un bon artiste pour vous ?

 Benoit :

Quelqu’un qui a des bases de musicien, et qui sait jouer d’un instrument – de préférence qui sait toucher à tout. C’est aussi quelqu’un qui ne se ferme aucune porte. Par exemple, au lieu de se refermer dans un genre, il s’inspire de tout en prenant ce qu’il aime pour en faire quelque chose de mieux.

 

Votre rêve serait de jouer avant quel artiste, et après quel artiste ?

Clément :

(rires) Encore une question impossible ! Bon tout d’abord on met Grand Cru Warm Up, toujours ! Je vais donner ma top line-up puis Ben donnera la sienne parce que je pense qu’on va différer sur ce point (rires)

  • Junktion
  • Motor City Drum Ensemble
  • Ptaki

Benoit :

  • Motor City Drum Ensemble – C’est l’objectif de ma vie ! Si j’arrive à mixer à ses côtés c’est bon je peux prendre ma retraite ! (rires)
  • Earl Jeffer
  • Kaytranada – Je ne me marierai pas tant que je n’aurais pas eu assez d’argent pour l’avoir à mon mariage et mixer avec lui ! (rires)

 

L3D2LM, Duma, & Cédé de Grand Cru Paris @ Indie Seine (8/7/2016)

 

Vous avez déjà joué au Nübà, à Marseille, à La Dame de Canton… quelles sont vos prochaines dates ?

Clément :

Là on se prépare pour le prochain : le Batofar (le 3 janvier), puis on enchaine avec L’I.Boat à Bordeaux (11 janvier), et un deuxième Batofar le 23 Février, à coté de ça on est en train de travailler sur un projet pour le label qui nous prend pas mal de temps, du coup les prochaines dates seront en fonction de l’avancement de ce projet !

 

Un très grand merci à Grand Cru Paris de nous avoir accordé cette interview; quant à vous lecteurs et lectrices, prenez note de leurs prochaines dates!

Participez à leur prochain événement au Batofar – 3 janvier 2017 :

https://www.facebook.com/events/1711524345829644/

 

Suivez Grand Cru Paris :

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