[FESTIVAL] Le Line-up du MaMA-Festival 2017 dévoilé

En pleine période estivale, avec son lot de festoch’, de concerts, de soirée, l’organisation du MaMA Festival fait du teasing en prévision de son édition 2017. Le MaMA, si vous ne connaissez pas encore, c’est un festival qui a lieu à l’automne dans Paris. Pendant 3 jours et 3 nuits, il investit les salles de concert du nord de Paris (La Cigale, La Boule Noire, La Machine du Moulin Rouge, etc) et fait vibrer tout le quartier de Pigalle et Montmartre au rythme de 120 concerts en 72h!

Après une première annonce de têtes d’affiches alléchantes comme le londonien Chelou, avec sa pop éthérée dont les vidéos justifient le nom et comptent des millions de vues sur YouTube, ou Phlake venu du Danemark avec un son R&B empruntant autant à la soul qu’à la pop, le MAMA à dévoilé cette semaine une programmation bien plus large dont vous trouverez le détail sur le site du MAMA.

On a cependant relevé quelques noms qui nous semblent particulièrement intéressants et que l’on ira donc écouter les 18, 19 et 20 octobre prochains.

The Mysterons / Groupe de rock psychédélique venu des Pays-Bas

Pi Ja Ma / Groupe pop français avec un style pop-rock DIY et décalé

M.A Beat! / Groupe français au nom “poétique” avec un son électro “organique” et “exotique”, qui emprunte à la world music, un peu à la manière de certains titres de Fakear.

Theo Lawrence & The Hearts / Groupe français (et ouais on aurait pas dit!) au son Blues/Folk/Country, qui rappelle la chaleur du bon vieux R’n’B des années 50 dans une veine se rapprochant d’Otis Redding (histoire de les comparer directement à du très lourd!) ou de groupes américains plus récents comme The Head & the Heart.

Novo Amor / Artiste gallois, de style Indie Folk, proposant des ballades mélancoliques et contemplatives. Forcément très différent et beaucoup plus “calme” que les autres artistes de la liste, mais laissant présager un live plein de poésie!

RDV en Octobre pour découvrir tout ça en live!

Le MaMA festival, c’est aussi un rendez-vous important pour l’industrie musicale française (et internationale) car le festival s’accompagne de conventions, interventions, présentations rassemblant de nombreux représentants de l’ensemble de la filière musicale (musiciens, producteurs, éditeurs, distributeurs, managers, etc) qui ont lieu pendant les journées du 18-19-20 octobre, juste avant les concerts. Si vous êtes intéressés par les (nombreux) métiers de la musique, se rendre aux conventions du MaMA festival offre aussi un panorama très complet de cette industrie telle qu’elle est aujourd’hui, et surtout telle qu’elle se construira demain. Plus d’infos directement sur le site du MaMA – Convention: http://www.mamafestival.com/fr/convention

 

[FESTIVAL] Fnac Live est de retour!

Créé en 2011, le Fnac Live s’est imposé en quelques années comme un rendez-vous musical incontournable de l’été parisien. Comme les précédentes années, l’édition 2017 se tiendra place de l’hôtel de ville, avec une programmation éclectique qui mélange harmonieusement les genres et satisfera autant les amateurs “pointus” à l’affut des derniers artistes dans le vent que ceux préférant des têtes d’affiches bien connues, plus “grand public”. Et le tout, pour la 7ème année consécutive, est complètement gratuit!

Du coup, sans surprise, on sera sur place pour écouter entre autres The Pirouettes, Calypso Rose, Polo & Pan, Møme et bien d’autres, et profiter de l’ambiance sur place qu’on ne manquera pas de partager à travers nos comptes Instagram (@lestroisdoigtsdelamain) et Twitter (@L3D2LM). Pour ceux qui hésitent encore, sachez que le festival s’étale sur trois jours les 6, 7 et 8 juillet, de 17h à minuit et que l’ambiance et la programmation se valent à peu près chaque soir. Voici un petit récap du Fnac Live 2016 en exemple.

Quelques unes des têtes d’affiches:

Jeudi 6: le français Møme, incontournable avec son album électro/chillwave Panorama

Vendredi 7: Cassius, l’un des duo House Français les plus connus (après Daft Punk, quand même, faut pas déconner) qui a sorti l’album Ibifornia en 2016.

Samedi 8: The Blaze, jeune duo qui perce la toile depuis un an avec ses titres électro très chill et progressifs et des clips à la cinématographie soignée.

Michel Moglia et la Symphonie du Feu

On s’intéresse aujourd’hui à une sorte d’OVNI, un peu curieux… mais très inspirant! Michel Moglia, français, a développé un concept unique au carrefour de la performance technique, musicale, scénique, artisanale, industrielle… pour proposer une expérience de la musique et du spectacle différente de tout ce que l’on peut voir ailleurs. Bref on va parler de quelque chose d’inhabituel, mais d’extraordinaire, et le tout à travers l’objectif d’un jeune studio français et indépendant!

Découvert grâce à la Web-série de reportages “La Symphonie du Feu” (voir teaser ci-dessus et épisode 1 ci-dessous), le personnage de Michel Moglia impressionne par son intégrité, son “entièreté”. Se définissant lui-même comme un “asocial caractériel primaire”, il assume et revendique un mode de pensée, de vie, consacré à la création artistique, l’exploration des sons et des expériences. Le monde, la nature, les objets, les hommes et les femmes qui l’entourent sont autant d’ingrédients indispensables à sa créativité, mais les amis sont pour lui des “anciens combattants” et ses “instruments” ont vocation, après fabrication et utilisation, à être abandonnés sur les lieux de la performance.

Nous faisant rentrer dans l’atelier de l’artiste, la caméra de Manarr (studio français à l’initiative de cette web-série) nous fait rencontrer un homme hors du commun, à l’insatiable curiosité. Alors attention on parle de musique, mais de musique très différente de celle que l’on écoute “normalement”. Avec ses “orgues à feu”, Michel Moglia explore le spectre sonore (allant jusque dans des fréquences inaudibles) et joue de la musique en faisant jaillir des flammes de gigantesques tuyaux en métal. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas commun! En fait cette web-série, c’est l’histoire de quelqu’un d’insatisfait des sons et musiques proposées, qui choisit de quitter le sentiers battus de la musique conventionnelle et fabrique de façon tout à fait aléatoire des instruments. Avec cette rencontre et les différents court-métrages qui y sont dédiés, le studio français poursuit en fait sa démarche de découvrir et faire découvrir l’artisanat dans ce qu’il a de plus authentique, pour replacer au centre des regards la poésie et l’humanité de ces vocations méconnues, dans lesquelles artisanat et art ne font bien souvent plus qu’un. Le pari est largement remporté avec le récit étonnant de “La Symphonie du Feu”.

Vous l’avez compris: pas de chanson à écouter sur Spotify, de clip vidéo décalé à partager sur Facebook ou même simplement de titre d’œuvre dans cet article (Sauf le titre du web-documentaire!). Mais la réflexion proposée par cette web-série sur la musique m’a semblé tellement originale et intéressante que j’ai souhaité la partager avec vous, lecteurs. Cette conception “philosophique” de la création artistique, de l’exploration du monde est non seulement originale et rafraichissante, mais elle est aussi très provocante et ouvre, dévoile même, de nombreuses possibilités. Michel Moglia apparait parfois comme une sorte de “savant fou” aux expériences farfelues (il a essayé de bruler un synthétiseur pour modifier le son en jouant), mais c’est aussi un génie de la créativité pouvant inspirer tous les lecteurs aspirant à créer, pas seulement de la musique mais à peu près quoi que ce soit. Comme M. Moglia le dit si bien dans la vidéo concluant la web-série, et qui conclura aussi cet article: pour explorer, créer, innover il faut “ne pas se laisser bouffer par la peur et avancer avec l’énergie du vivant”.

Voici le premier épisode de la web-série documentaire, les trois autres épisodes sont disponibles sur www.manarr.fr:

Pour plus d’information sur les “chants thermiques” et “sculptures sonores” de Michel Moglia: www.orgue-a-feu.com