Les Trois Doigts de la Main - L3D2LM

[Album Review] Zanaka par Jain

Découverte en première partie de Villagers à Paris en Mai dernier où elle présentait son EP Hope, Jain nous avait marqué par sa personnalité bien trempée, son groove et son humour entre les chansons. Alors depuis le début du mois de novembre, on a écouté son album Zanaka avec attention (et grand plaisir). Zanaka comme “enfant” en malgache, clin d’oeil aux origines de la mère de Jeanne, aka Jain. L’artiste dont l’œuvre est marquée depuis ses tout premiers pas musicaux par l’influence du continent africain délivre un premier album après une gestation de presque 6 ans. Autant le dire tout de suite, le résultat est excellent.

My soul is in Africa

Toulousaine d’origine, Jain a grandi et s’est construite musicalement en voyageant. Un temps aux Émirats Arabes Unis, puis au Congo. C’est ce pays, et l’Afrique en général qui semblent laisser l’empreinte la plus visible sur Zanaka. Sur 10 pistes qui sont autant de très bonnes chansons dont on ne se lasse toujours pas, 3 figuraient déjà sur l’EP Hope sorti plus tôt cette année. C’est le cas de “Come” qui ouvre le champ et que l’on peut entendre sur certaines radios depuis cet été. Une guitare sèche, un beat et des percussions africaines. Le décor de base est planté pour tout le reste de l’album qui compose autour de ces constantes, avec la voix de Jain qui vient d’ici et d’ailleurs, son accent en anglais évoquant tantôt celui d’une chanteuse de reggae, de soul, de pop. Enfin, le tout est encore souligné par son look soigné de Wednesday Adams qui contraste avec sa musique.

L’album mélange des beats électro plutôt simples au début, mais enrichis avec des percussions africaines, orientales, et propose des ambiances tribales qui embarquent l’auditeur dans une ambiance presque hypnotique. Jain passe avec aisance de chansons franchement pop (Mr. Johnson, Come) à des compositions presque reggae (Lil Mama, You Can Blame Me, Hob) ou à de l’afro-beat plus marqué comme sur Makeba, titre hommage à la chanteuse de Jazz sud-africaine Miriam Makeba, souvent citée par Jain comme une influence majeure. All my days, Une ballade pop-rock, s’est glissée sur Zanaka, comme une respiration calme et relaxante au milieu d’un album très dansant, et nous confirme si on en doutait que pour les âmes bien nées, le talent n’attend pas le nombre des années.

Au final, Zanaka est un album qui s’écoute, se vit et se danse. Une parenthèse multicolore, chaleureuse, rythmée et envoutante dans le paysage musical français. Du haut des ses 23 ans, Jain témoigne d’un recul et d’une maturité musicale étonnants. Retrouvez les chansons préférées des Trois Doigts de la Main sur nos playlists Spotify!

 

Maxime

Co-fondateur du projet L3D2LM. Aspire secrètement à conquérir le monde.
Se passionne de musique en attendant de trouver le meilleur moyen pour y arriver.
Vous souhaite une bonne journée.

1 commentaire

  • Jain, les bobos adorent, pendant que les autres cherchent desesperement des boules kies pour que leurs tympans cessent de subir ses assauts insuportables, a coup de voix grincante et inaudible, d’instrus qui melangent pseudo-trance pour parisien du 16eme et world music made in bobo, jain a la derniere abomonation de pti blanc qui se prend pour un noir que les radios tentent tant bien que mal de nous faire aimer en repassant le meme morceau pourri 3 fois par jour. Désolé, le conditionnement ne prend pas, et chaque nouvelle ecoute de, en l’occurence “zanaka”, est encore plus penible que la precedente. Musique extremement crispante et desagreable, qui frise l’insuportable, sonne absolument creux et faux (jain, la ptite bourge ultraprivilégiée, ne fera jamais parti de la “tribue” des pauvres du tiers monde, que son pere a dailleurs sans aucun doutes joyeusement exploités). S’il vous faut encore des preuves que la derniere coqueluche des bobos parigots qui se gargarisent avec les pseudos “sons de la savanne” pétés par une Xeme bourgeoise blanche-bec qui se prend pour une camerounaise n’est qu’une enieme copie de l’archetype de la chanteuse pseudo populaire qui frequente les grands salons de thés parisien, sachez qu’elle va faire les victoires de la musique (comme une certaine tres similaires et egalement absolument insupportable zaz avant elle), je ne peux que lui souhaiter que le meme destin, a savoir disparaitre des ondes au plus vite, quand les bourgeois bohemes des inroks se seront lassés d’elle (vivement) et passeront a leur prochaine abomination pseudo-world music plus blanc que blanc. A linstar de zaz, je suis pratiquement sur que cette grognasse va disparaitre des ondes dans moins de d’un an, quand tout le monde aura réalisé la vacuité et la mediocrité de sa soupe a la grimace. J’ai tellement hate.

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