The Head and The Heart – Anatomie d’un album réussi

“Let’s be Still…” Le groupe américain The Head and The Heart nous propose sur ce second album d’être Still. Mais qui est donc ce M. Still?

 

You mean Steele? As in Remington Steele?

You mean Steele? As in Remington Steele?

 

Hum hum… Bon. Après cette introduction douteuse trahissant une certaine tendresse pour les séries TV des années 80, le véritable article peut commencer! The Head and The Heart est un groupe Folk/Rock qui, comme beaucoup d’autres, a surfé sur la déferlante Indie de ces dernières années pour proposer des chansons accrocheuses et d’autant plus séduisantes qu’elles paraissent (souvent à tort) si simples. Enregistré à Seattle et paru au mois d’octobre 2013, leur second album Let’s be still nous invite en fait à nous arrêter. Le message est simple et porté par 13 pistes soignées: il faut cesser de s’agiter, et surtout ouvrir les yeux sur le présent pour, à défaut de le comprendre, en savourer chaque seconde qui s’échappe immanquablement, insaisissable.

 

 

Il faut reconnaître que le style “cheveux longs, proches de la nature, hipster, neo-hippie” s’est massivement imposé pour de nombreux artistes classés “Indie Folk” depuis que certains d’entre eux, ayant franchi la porte des grands labels, ont démocratisé le concept (Edward Sharpe, Lumineers, Passenger, pour ne citer que ces trois-là). Mais ne mettons pas pour autant tous nos œufs dans le même panier en osier bio. A l’instar des canadiens de Said The Whale, ou des américains de The Lighthouse and The Whaler, nos musiciens du jour distillent une folk imparable, qui même si elle ne surprend pas vraiment dans une ère post Fleet Foxes et post Shins, parvient à nous convaincre de son authenticité.

 

 

Let’s be still s’inscrit dans le prolongement du premier album éponyme de The Head and The Heart. Dès le premier titre “Homecoming Heroes”, on retrouve le son folk rock teinté de country et de touches “Indie” qui avait fait le succès du premier album. C’est donc avec un certain enthousiasme que l’on se laisse emporter par les mélodies légères, les arrangements taillés sur mesure et les choeurs, contre-chants et autres harmonies qu’imposent les canons du genre. Sans avoir la prétention d’écrire des chansons “à textes”, The Head and The Heart ne parle pas non plus pour ne rien dire, et le très poétique “Another Story” dont vous pouvez admirer le clip à la photographie quasi-hollywoodienne ci-dessus est là pour nous le rappeler.

 

 

L’album se conclut tout en douceur avec le très (trop?) consensuel Gone, que l’on soupçonnerait bien d’avoir été conçu pour la radio s’il ne durait pas 6 minutes, tant il se laisse écouter facilement. En fait, j’aurai pu démarrer cet article en vous disant que le label du groupe, Sub Pop Records, était à l’origine du fameux “son de Seattle”, avec à son actif des artistes et des albums ayant fait date dans l’histoire récente de la musique (Nirvana) et notamment de la Folk américaine (Band of Horses, Fleet Foxes, Iron & Wine, The Shins, Beach House). Je ne voulais pas risquer de faire paraître The Head and The Heart tout petit à coté de ses illustres ainés. Aucune date à venir de notre coté de l’Atlantique pour le moment alors en attendant: Let’s be still…

 

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