Les Trois Doigts de la Main - L3D2LM

Victor Ludorum, victoire en six coups.

Victor Ludorum! Expression bien connue des sportifs britanniques, et notamment des joueurs de polo ou des rameurs émérites comme par exemple le fameux Nico Beco, ou encore le moins connu Hugh Laurie. Ou bien l’inverse. Enfin Bref. Tout ça pour vous dire que Victor Ludorum n’est pas le fils de Monsieur et Madame Ludorum, ce  n’est pas non plus un ministre Tchèque ni même un personnage d’un livre de Jules Vernes. Il s’agit en fait d’une phrase latine employée à l’époque Romaine et encore aujourd’hui chez nos amis d’outre-Manche pour désigner le gagnant, le vainqueur, le Champion d’une compétition sportive. Depuis quelques mois déjà, cette phrase est également connue comme le nom d’un groupe de musique basé à Paris dont j’ai décidé de vous parler aujourd’hui. Mettez vous dans l’ambiance British Folk Rock, enfilez votre plus beau T-Shirt Pink Floyd, laissez vous pousser la même barbe que Cat Stevens ou Georges Harrison, et préparez vous à glisser doucement dans le son progressif de Victor Ludorum!

 

 

“For most of us are ordinary men”

 

Le projet Victor Ludorum (VL) a été initié par un homme. Un anglais sympathique qui est l’auteur des paroles bien senties de chaque chanson. Mais savoir s’entourer des bonnes personnes est aussi important que d’avoir le texte à l’origine du son et c’est là que VL commence à prendre forme. Il y a près de 5 ans, notre songwriter anglais se rapproche d’un musicien français qui à son tour lui présente un ingénieur du son multi-instrumentiste. Quelques années de travail et d’échanges musicaux à distance s’écoulent et VL devient un duo franco-britannique lorsque l’ingé son et l’auteur se retrouvent enfin pour une véritable rencontre et une fructueuse collaboration à Paris. Un talentueux batteur américain prend part au projet qui prend alors sa forme actuelle. Les enregistrements se succèdent et le jeune trio international sort son premier album, complètement auto-produit, au mois de Mai 2013. Cet album digital, disponible sur la page bandcamp du groupe, représente – vous l’avez compris – des années de travail et je vous invite à l’écouter pour vous en rendre compte. Comme disait ce bon vieux Ralph Waldo Emerson à très juste titre: “Les hommes parlent de la victoire comme d’une chance. C’est le travail qui fait la victoire.”

 

 

 

Les six pistes qui composent l’album de VL vous tiennent en haleine de bout en bout. Le premier titre Nowhere vous prend par la main. Une attaque douce pour ne pas entrer en matière trop brutalement et planter le décor à la fois riche et familier des influences diverses peuplant ce disque. Un texte particulièrement soigné s’emboîte parfaitement sur une musique progressive, évoluant entre un son Pop Rock et des racines Folk. Les chansons suivantes s’imprègnent de l’exemple de la première, tout en montant en intensité et les coups tirés font mouche. Un coté Pink Floyd se dessine dans le couple Batterie/Guitare acoustique, tandis que les claviers vous font planer en passant d’un son moderne et clean à des sonorités d’orgues délicieusement sixties, et sous-tendent la toile douce sur laquelle passent les paroles, chantées avec juste ce qu’il faut d’accent british, pour que l’on aie envie de  se concentrer, d’y prêter attention, et ainsi remarquer la qualité de l’écriture.

 

“Too many voices getting too loud

It’s no time to be one man in this crowd”

 

Enfin, la sixième et dernière chanson vient vous achever, comme la dernière balle du barillet, en plein cœur. Vous êtes encore sous le coup de la douce rêverie méditative dans laquelle vous a laissé l’excellente piste 5 (One Man In This Crowd), que le dernier titre vous plonge dans une ambiance encore plus calfeutrée, digne des grandes heures du rock progressif. Cette dernière chanson, sur laquelle on pourrait imaginer planer l’ombre d’un Roger Waters ou d’un Robert Fripp, apporte une bien belle conclusion à ce premier album. Pas de date programmée pour le moment, mais on ne manquera pas de vous donner des nouvelles de Victor Ludorum, trio “victorieux” dont les membres se seraient déjà remis au travail pour composer et enregistrer de nouvelles compositions.

 

 

 

Victor Ludorum, photographié par Les Trois Doigts de la Main.
Victor Ludorum, photographié par Les Trois Doigts de la Main.

 

 

 

“Music takes us out of the actual and whispers to us dim secrets that startles out wonder as to who we are, and for what, whence, and whereto” (RWE).

Merci à Ralph Waldo Emerson et à Victor Ludorm.

Maxime

Co-fondateur du projet L3D2LM. Aspire secrètement à conquérir le monde.
Se passionne de musique en attendant de trouver le meilleur moyen pour y arriver.
Vous souhaite une bonne journée.

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