Les Trois Doigts de la Main - L3D2LM

[Album Review] Pink Floyd, The Endless River, l’album de trop ?

Depuis le 5 juillet 2014 et le tweet de Polly Samson, l’épouse de David Gilmour, j’attendais impatiemment le nouvel album des Pink Floyd, 20 ans après The Division Bell.

Le 10 novembre 2014 est donc sorti The Endless River. Le retour des Pink Floyd sur le devant de la scène ? Et bien non. Cet album aura du mal à sortir du noyau dur des fans du groupe britannique. Conçu pour honorer la mémoire de Rick Wright, le claviériste du groupe un temps exclu par Roger Waters et décédé en 2008 d’un cancer, le double vinyle est quasi exclusivement composé de titres instrumentaux. 2 titres font exception : La “voix” de Stephen Hawking se pose tout d’abord sur le titre Talkin’ Hawkin’, tandis que David Gilmour chante sur Louder Than Words. Alors oui, en tant que fan, je trouve ça bien d’avoir un nouvel album des Pink Floyd, mais il sonne vraiment trop comme A Momentary Lapse of Reason et The Division Bell, les solos de guitare et les paroles puissantes en moins. Il manque vraiment de la force des albums précédents. C’est simplement une balade sur une rivière calme comme le représente la pochette de l’album, mais c’était apparemment le choix du groupe.

Basé sur des enregistrements de 1994 lors de la réalisation de The Division Bell et émanant de la volonté de Rick Wright de faire un album instrumental d’ambiance, The Endless River est en réalité un mélange des deux, pas vraiment abouti : Pas entièrement instrumental, ni vraiment Pink Floyd, le tout en hommage à un ancien membre. L’album fait donc un peu baclé. J’aurais préféré un album 100% instrumental et assumé comme tel, plutôt que cette tentative de rattrapage à la fin du dernier vinyle. En fait, l’écoute en devient carrément frustrante, car le dernier morceau (Louder Than Words donc) sonne vraiment comme un album des Pink Floyd, mais c’est tout ce que le groupe a bien voulu nous accorder. Il faut voir ce titre comme un message d’adieu du groupe à son ancien membre où “les choses qu’on fait font plus de bruit que les mots”. Un album très personnel donc.

Au fait, d’où vient le nom de l’album ? A priori du titre High Hopes (titre que j’apprécie tout particulièrement) extrait de The Division Bell et de son avant-dernière phrase :

The grass was greener
The light was brighter
The taste was sweeter
The nights of wonder
With friends surrounded
The dawn mist glowing
The water flowing
The endless river
Forever and ever

En conclusion, cet album est un bel hommage à Rick Wright et satisfera les fans, mais pour vraiment vibrer sur les Pink Floyd, il vaut mieux privilégier les précédents albums. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, aucune tournée n’est prévue actuellement.

Vincent Dimion

Auteur, bloggeur, rêveur

1 commentaire

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  • Au contraire
    Cet album est optimum : les titres sont des chemins qui mènent vers Mille Plateaux : intensités douces, veloutées, nomades à souhaits …l un des meilleurs cadeaux musical et expressèment sans parole

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